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27/07/2026 - 12:22

Quel apport pour un achat immobilier ? Montant à prévoir

L’apport personnel est un élément clé pour financer un achat immobilier et convaincre une banque de vous accorder un prêt. Montant recommandé, financement sans apport, aides disponibles et bonnes pratiques : découvrez combien prévoir selon Redouté Immobilier, agence immobilière à Reims, et comment optimiser votre dossier de financement.
 

  • Apport minimum
  • Crédit sans apport
  • Prêt à taux zéro
  • Financement bancaire
  • Conseils pratiques



À quoi sert réellement un apport personnel lors d’un achat immobilier ?


L’apport personnel joue un rôle important dans le financement d’un projet immobilier, que ce soit pour acheter un appartement à Reims, construire sa résidence principale ou réaliser un investissement locatif.


Il correspond à la somme que vous financez avec vos propres économies, en complément du crédit immobilier demandé à la banque. Il est généralement exprimé en pourcentage du coût total du projet.


Même s’il n’est pas légalement obligatoire, l’apport reste souvent un atout majeur pour obtenir un prêt. Il montre votre capacité à épargner, à gérer votre budget et à vous engager financièrement dans votre achat. Pour la banque, c’est un élément rassurant.



Quel apport personnel minimum faut-il prévoir pour acheter une maison ou un appartement ?


En France, aucun texte de loi n’impose un apport personnel minimum pour acheter un bien immobilier. En théorie, il est donc possible d’emprunter sans apport. En pratique, les banques appliquent leurs propres critères, souvent plus exigeants.


En 2026, l’apport généralement attendu se situe autour de 10 % du prix du bien. Cette somme sert le plus souvent à couvrir les frais annexes, comme les frais de notaire ou de garantie. Sous ce seuil, l’obtention du crédit devient plus difficile, sauf si le dossier emprunteur est particulièrement solide.


Pour l’achat d’une maison à Reims, 10 % d’apport peuvent suffire, notamment pour un primo-accédant en CDI avec une situation stable. Pour une résidence secondaire, les banques demandent souvent davantage, autour de 20 à 30 %, car le projet est considéré comme plus risqué.


Dans le cadre d’un investissement locatif, l’apport exigé peut parfois être plus limité. Les loyers prévus rassurent la banque, car ils peuvent couvrir une partie des mensualités. Certaines banques acceptent même de financer une grande partie de l’opération afin de préserver l’effet de levier du crédit.



Quelles banques peuvent accepter un crédit immobilier sans apport ?


Obtenir un crédit immobilier sans apport est possible, mais cela reste plus difficile qu’avec une épargne disponible.


Dans ce cas, on parle souvent de financement à 110 %, car le prêt peut couvrir le prix du bien, les frais de notaire, ainsi que certains frais annexes comme la garantie ou les frais de dossier.


Ce type de financement est accordé plus rarement, car il représente un risque plus élevé pour la banque. Ce risque peut aussi se traduire par un taux d’intérêt moins avantageux.


Le prêt immobilier sans apport concerne surtout certains profils : les jeunes actifs primo-accédants avec de bonnes perspectives d’évolution, mais qui n’ont pas encore eu le temps d’épargner, ou les investisseurs locatifs, pour qui l’emprunt total peut présenter un intérêt fiscal grâce à la déduction des intérêts.


Pour espérer obtenir un financement à 110 %, il est indispensable de présenter un dossier solide, avec une capacité de remboursement claire, une situation bancaire saine et un reste à vivre suffisant. Sans apport, les mensualités seront également plus élevées.



Comment créer son apport personnel, notamment grâce au PTZ ?


Même sans épargne importante, il est possible de constituer un apport personnel pour un achat immobilier. Celui-ci peut provenir de plusieurs sources.


Vous pouvez d’abord mobiliser vos économies et vos placements : Livret A, LDDS, LEP, CEL, assurance vie, PEA ou encore épargne salariale comme le PEE ou le PERCO. Ces solutions permettent d’appuyer votre dossier de financement avec une somme déjà disponible.


D’autres dispositifs peuvent aussi être utilisés. Le principal levier reste le prêt à taux zéro, ou PTZ. Ce prêt aidé par l’État permet d’emprunter une partie du montant sans payer d’intérêts, de frais de dossier ou de frais d’expertise. Selon les banques, il peut être considéré comme un apport et faciliter l’obtention du prêt principal.


Le PTZ ne finance toutefois pas seul un achat immobilier. Il doit être complété par un autre emprunt, comme un crédit immobilier classique, un prêt conventionné ou un prêt d’accession sociale.


Vous pouvez également vous appuyer sur un prêt épargne logement lié à un PEL ou à un CEL, sous conditions d’ancienneté et d’intérêts acquis. Le prêt conventionné, dont le taux est encadré, peut aussi compléter votre financement, notamment avec le prêt d’accession sociale.



Un apport personnel est-il nécessaire pour investir dans l’immobilier locatif ?


Un apport personnel renforce toujours un dossier de financement immobilier. Pour autant, un investissement locatif peut parfois être financé sans apport, car les banques tiennent compte du potentiel du projet.


Les loyers, même en le confiant à la gestion locative, attendus peuvent couvrir une partie, voire la totalité des mensualités. Les dispositifs fiscaux, comme le Pinel, le Denormandie ou le statut LMNP, peuvent aussi rassurer l’établissement prêteur. Malgré cela, la banque peut demander des garanties complémentaires, comme une assurance loyers impayés.


Pour obtenir plus facilement un crédit immobilier locatif sans apport, il est essentiel de présenter un dossier solide et bien argumenté. L’emplacement du bien doit être étudié avec attention, car la ville et le quartier influencent directement la demande locative, le niveau de loyer et les avantages fiscaux possibles.


La surface du logement compte également. Les petites surfaces génèrent souvent moins de frais d’entretien et attirent davantage de profils de locataires grâce à un loyer plus accessible. Elles peuvent donc limiter les périodes de vacance entre deux locations.


Enfin, le rendement locatif doit être calculé avec précision. Il consiste à comparer les revenus générés par le bien avec le coût total de l’investissement. Pour présenter un dossier fiable, mieux vaut réaliser plusieurs simulations, avec un loyer haut et un loyer plus prudent, en se basant sur les prix pratiqués dans le secteur.



Pourquoi éviter de consacrer toute son épargne à son apport personnel ?


Utiliser toute son épargne pour augmenter son apport personnel peut sembler rassurant, mais ce n’est pas toujours la meilleure stratégie.


Il est d’abord important de garder une épargne de sécurité après l’achat. Travaux urgents, réparations imprévues, frais de déménagement ou premières dépenses liées au logement peuvent vite arriver. Sans réserve disponible, vous risquez de vous retrouver en difficulté dès les premiers mois.


Conserver une partie de vos économies permet aussi de garder de la souplesse financière. Une fois placé dans l’achat immobilier, votre apport n’est plus facilement accessible. Vous pourriez donc manquer de liquidités pour financer un autre projet, faire face à un imprévu ou saisir une opportunité professionnelle.


Il faut également comparer le coût du crédit avec le rendement de vos placements. Si certains supports d’épargne ou d’investissement rapportent davantage que le taux de votre prêt immobilier, il peut être plus intéressant de conserver une partie de votre capital plutôt que de tout verser dans l’apport.


Enfin, votre situation peut évoluer : naissance, changement de travail, nouvel investissement ou besoin financier important. Garder une réserve vous permet de rester flexible et d’aborder votre projet immobilier avec plus de sécurité.



Quand et comment verser son apport personnel ?


En pratique, l’apport personnel n’est pas versé à la banque, mais au notaire lors de la signature de l’acte définitif de vente.


Le fonctionnement est assez simple : votre apport est mobilisé au moment de la transaction finale, en même temps que les fonds issus du prêt immobilier. L’ensemble est envoyé sur le compte séquestre du notaire, qui centralise les sommes nécessaires à la vente, comme le prix du bien, les frais et les taxes, avant de les redistribuer.


​Avant cette étape, la banque vous demandera de prouver l’origine de votre apport. Il peut s’agir de relevés bancaires pour une épargne personnelle, d’une attestation et d’une preuve de virement en cas de don familial, ou encore d’un compromis ou d’un acte de vente si l’argent provient de la revente d’un bien.